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Faut-il brûler les business plans?

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Le business plan est souvent considéré, en partie à juste titre, comme un exercice (trop) théorique et chronophage. Faut-il pour autant y renoncer ? Comment s’assurer de rédiger un « bon » business plan ?

Rendons à César ce qui est à César, le titre n’est pas de nous, pas plus que la réflexion d’ailleurs.  Mais cette question délibérément provocatrice a eu le mérite d’attirer votre attention et c’est un bon début….  D’attirer votre attention donc, pour vous parler précisément du business plan, de son bon usage, et de vous présenter un outil qui facilitera grandement la démarche et vous fera gagner du temps.

L’effectuation vs le plan d’affaires

La tendance actuelle des théories entrepreneuriales consacre les grands principes de l’effectuation. Vous avez dit effectuation ?  Kesako ?

Voici comment le processus entrepreneurial était traditionnellement décrit jusqu’il y a peu dans les grandes écoles de commerce:
Un entrepreneur visionnaire a une grande idée (logique).  Il rédige un business plan imparable grâce auquel il lève une somme faramineuse auprès d’investisseurs conquis (forcément).  Il ne lui reste alors qu’à créer sa boîte, rassembler une équipe de winners, et se lancer fièrement sur la route toute tracée du succès mondial.  Quelques années plus tard, il revend son entreprise cher et vilain, voire négocie carrément son entrée en bourse, puis se retire aux îles Maldives ou achète un vignoble dans le Bordelais.

Un brin caricatural ?  Pas faux.  Mais tout de même…

Force est de constater que la rédaction d’un business plan et d’un plan financier s’inscrit presque toujours dans le rituel de recherche de financement.  Les documents ainsi produits sont dès lors de plus en plus « formatés », pour ne pas dire creux, se résumant bien souvent à une succession de lieux communs. Autrement dit, ils s’appuient superficiellement sur de bonnes pratiques connues de tous plus qu’ils ne servent à aborder les véritables questions de fond.

La réalité entrepreneuriale est souvent très différente !

L’observation montre que les entrepreneurs partent en général d’une idée assez simple, voire pas d’idée du tout.  Ils n’étudient pas (trop) longuement un marché, mais procèdent par essais erreurs, ne risquant que ce qu’ils ont défini comme étant une « perte acceptable ».  Ils démarrent avec les moyens dont ils disposent: leur personnalité, leur réseau de contacts, leur savoir.  Ils ne consacrent pas tout leur temps à rédiger leur business plan ; ils ne prévoient pas l’avenir…  Ils inventent en cours de route, s’adaptent, transforment les échecs en opportunités.  
Voici dressé en quelques lignes le portrait de la « théorie de l’effectuation ».  Intéressé par plus d’info à ce sujet ?  Suivez donc ce lien.

Alors, mon business plan, je le brûle ou pas ?

Contrairement à ce qu’il pourrait sembler, notre propos n’est pas ici de jeter l’opprobre sur le business plan ou le plan financier, mais plutôt de relativiser et d’inviter les entrepreneurs à utiliser intelligemment ces outils, car c’est bien de cela qu’il s’agit.

En effet, le problème n’est pas tant de consacrer du temps à la rédaction d’un plan d’affaires que de se focaliser sur la forme au détriment du fond.  Se poser la question de savoir à quoi servira ce document, à qui il est destiné…

Comme l’expliquait fort bien Olivier Witmeur (Professeur d’entrepreneuriat à la Solvay Business School) dans cet article, la remise en question est fondée. L’incertitude est telle de nos jours qu’il serait illusoire de réduire les perspectives d’une startup à un exercice de planification esquissant un futur essentiellement prévisible.

En revanche, si l’on s’assure d’y amener du concret, d’y développer une réflexion sur le business model, des éléments démontrant la réceptivité des clients par rapport à l’offre, un plan d’actions, des facteurs clés de succès, un détail de l’utilisation envisagée des fonds…  L’exercice reste intéressant car il permet de screener tous les aspects du projet, de s’approprier les dynamiques.  Ces projections, qui de toute façon, soyons clairs, ne se réaliseront jamais exactement comme prévu, permettront au moins de se situer à tout moment par rapport à des objectifs et, maîtrisant désormais tous les paramètres, de jouer sur ceux-ci pour s’adapter si nécessaire.

Enfin, n’oubliez pas…  Trendy ou pas, un business plan et un plan financier convaincants restent votre meilleur atout pour décrocher un financement.  Que ce soit auprès de la banque, d’un organisme de financement public tel que finance.brussels, ou d’investisseurs privés.

C’est bien sympa tout ça mais… vous avez un modèle à proposer parce que là, je ne sais pas trop par où commencer ?

Entrepreneur débutant ou chevronné, le plus probable est que vous ne soyez pas un pro du business plan et ne sachiez pas trop comment vous y prendre pour rédiger un document qui vous soit utile de préférence, mais qui soit également de nature à convaincre ceux à qui vous demanderez de partager votre risque.  Et généralement, quand il s’agit de leur argent, le risque, ils ne sont pas très chauds…

Banquiers, institutionnels, investisseurs privés… tous auront donc besoin d’éléments qui les rassureront sur vos capacités de mener votre projet à bien, et de les rembourser à temps et à heure, voire de leur délivrer le return attendu.

C’est là qu’intervient MonBusinessPlan. 
Forts de nombreuses années d’accompagnement, les conseillers business & finance d'hub.brussels ont élaboré un outil grâce auquel, en répondant « simplement », à une série de questions de bon sens, vous générerez peu à peu un business plan et un plan financier dignes de ce nom.  A la sortie, un doc Word, et un Excel répondant aux attentes de la plupart des interlocuteurs auxquels sont généralement destinés ces documents.

Envie de tester ?  C’est par ici que ça se passe !

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